10 Propositions pour la Pharma

1280px-pharmacie_7_rue_morandUne profession de santé grandit quand elle obtient de nouveaux droits dans l’intérêt du patient et de la santé publique. Combien de fois avez-vous lu des propositions floues, des grandes intentions qui ne décrivent aucune action ?
« Organiser la relation ville-hôpital ». Ok. Mais concrètement ça veut dire quoi ? Quelles actions mettre en place ? Quel est l’objectif à atteindre ? Alors sur Twitter, j’ai demandé aux pharmaciens leurs idées pour moderniser le métier du pharmacien d’officine. Et je les ai compilé en 10 propositions concrètes à mettre en place d’urgence dans l’intérêt du patient et de la Santé Publique.

Les 10 Propositions pour la pharmacie (version PDF)

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PROPOSITION N°1 : INCITER L’OPINION, L’INTERVENTION ET LE REFUS
Aujourd’hui, la rémunération du pharmacien est assise principalement sur la délivrance des boites de médicaments. Si le pharmacien refuse de délivrer une boite de médicament, il perd de l’argent.
Comment inciter à la qualité dans ces conditions ? Pour promouvoir les soins pharmaceutiques, la structure de rémunération doit être complètement repenser. La rémunération du pharmacien doit récompenser les actes pharmaceutiques de qualité et non pas le vendeur du mois.

Opinion pharmaceutique et intervention pharmaceutique
Souvent, un pharmacien constate des améliorations possibles dans une prescription. La formation du pharmacien lui enseigne d’évaluer la pertinence, l’efficacité et la sécurité des médicaments prescrits au travers d’une série de questions :

  • Le patient aurait-il besoin d’un traitement qu’il ne reçoit pas ?
  • Le traitement prescrit respecte-t-il les recommandations officielles ?
  • Prend-il un médicament dont il n’a pas ou n’a plus besoin ?
  • Prend-il un médicament qui n’est pas approprié à sa maladie ?
  • Prend-il un médicament à une dose trop élevée? À une dose trop faible ?
  • Présente-t-il des effets indésirables qui nécessitent une intervention ?
  • Y’a-t-il un risque d’interaction entre d’autres médicaments ou avec des aliments ?

Aujourd’hui, les capacités du pharmacien d’officine pour identifier ces situations et proposer au prescripteur une alternative ou intervenir sur un problème ne sont que peu utilisées. Or, ces aptitudes permettraient d’améliorer l’observance et de lutter contre les effets indésirables.
Valoriser le soin pharmaceutique et l’inciter
Ainsi, toute opinion pharmaceutique visant à améliorer la qualité de l’ordonnance ou toute intervention pour éviter des interactions, un surdosage ou des effets indésirables doivent être rémunérées. Les opinions et interventions pharmaceutiques doivent être expliquées au patient et discuter ensuite avec le prescripteur (l’accord de ce dernier étant nécessaire pour mettre en application l’opinion pharmaceutique).
Cette proposition est également un moyen d’améliorer le suivi des recommandations officielles.

Refus de délivrance
Le refus de délivrance est l’une des composantes fondamentales de l’acte pharmaceutique. Un pharmacien peut refuser la délivrance d’un médicament si c’est dans l’intérêt de la santé du patient. Le pharmacien peut également refuser une délivrance si la prescription n’est pas conforme aux requis légaux. Sauf que cette compétence n’est pas valorisée.

Quand le pharmacien refuse de délivrer une boite, il perd de l’argent. Par exemple, les pharmaciens rencontrent régulièrement des ordonnances non conformes de Cytotec (un médicament contre l’ulcère) à visée gynécologique. On peut également rappeler que 80% des prescriptions de Mediator étaient non conformes aux conditions de prescriptions du médicament (dit hors AMM).
L’incitation au refus pharmaceutique est un moyen de mettre un terme aux prescriptions hors AMM abusives ou non conformes à la législation.
Non seulement l’utilisation de médicaments hors AMM augmente significativement la survenue d’effets indésirables mais en plus, les patients ne reçoivent pas systématiquement une information éclairée sur cette utilisation. Il est dans l’intérêt de la Santé Publique et du patient d’inciter le refus pharmaceutique

De nouveaux actes à rémunérer
Intervention, Opinion et Refus Pharmaceutique sont des nouveaux actes qui permettront de réduire la surconsommation et les effets indésirables. Ces nouveaux actes seront donc financés par une partie des économies réalisées grâce à l’amélioration de la qualité des dispensations.

PROPOSITION N°2 : SUBSTITUER LES ME-TOO, LES BIOSIMILAIRES ET UN MÉDICAMENT EN CAS DE RUPTURE D’APPROVISIONNEMENT

Substituer un me-too par un générique de la même classe
Aujourd’hui, le pharmacien dispose du droit de substituer un médicament de marque par un médicament générique contenant la même molécule. A l’image des Pays Bas ou de l’Allemagne, ce droit doit être étendu à toute une classe comportant des médicaments comparables traitant une maladie de la même manière.
Ce système est déjà en place à l’étranger (Suède, Danemark, Allemagne, Pays-Bas…). Les génériques sont classés dans des classes de médicaments interchangeables (dits « jumbo groups » en Allemagne). Le pharmacien pourrait ainsi substituer une statine (anticholestérol) nouvellement mise sur le marché par un équivalent générique.
Selon l’Assurance Maladie, jusqu’à 500 millions d’euros auraient pu être économisés chaque année uniquement sur les statines si les molécules les moins couteuses avaient été utilisées pour un bénéfice équivalent pour le patient.
20% des économies générées par cette nouvelle activité seront utilisées pour inciter et rémunérer ce nouvel acte pharmaceutique.

Substituer un médicament biologique par un médicament biosimilaire
Le médicament biologique présente une structure plus complexe qu’un médicament chimique et nécessite plus de contrôles. On ne parle plus de médicament générique mais d’un biosimilaire.
Aux Etats-Unis, les pharmaciens peuvent interchanger n’importe quel médicament biologique par une copie biosimilaire. En France, par contre, seul le médecin peut décider de l’interchangeabilité.
Afin de pouvoir réduire le coût grandissant de ces nouveaux médicaments, il est nécessaire de s’aligner sur les Etats-Unis et d’autoriser l’interchangeabilité.
20% des économies générées par cette nouvelle activité seront utilisées pour inciter et rémunérer ce nouvel acte pharmaceutique.

Substituer un médicament en rupture d’approvisionnement
La France a connu récemment des pénuries sur certains médicaments indisponibles chez les fabricants. Pour faire face à cette situation et après avoir vérifié la rupture chez son grossiste et les pharmacies avoisinantes, le pharmacien doit pouvoir remplacer le médicament habituel par un autre médicament de la même famille.
Avec cette proposition, le patient bénéficie d’un traitement pour son problème de santé même si son médicament habituel n’est pas disponible.
Cette nouvelle activité est un nouvel acte pharmaceutique à rémunérer.

PROPOSITION N°3 – DEREMBOURSER L’HOMEOPATHIE
En l’absence d’une démonstration de l’activité et de l’efficacité des médicaments homéopathiques, la collectivité ne peut plus prendre en charge ces traitements sans preuve de leur intérêt médical. Le remboursement de l’homéopathie représente aujourd’hui un coût de 200 millions d’euros pour la collectivité. Il est préférable de consacrer entièrement ce budget au financement des interventions pharmaceutiques, opinions pharmaceutique et refus de délivrance afin d’inciter le pharmacien à la qualité de la dispensation.

PROPOSITION N°4 RENDRE LA PILULE ET D’AUTRES MEDICAMENTS ESSENTIELS ACCESSIBLES SANS ORDONNANCE
Avec la démocratisation des informations médicales, certains médicaments doivent devenir sans ordonnance pour en faciliter l’accès et notamment :

  • la pilule contraceptive,
  • les traitements contre le paludisme quand le patient part dans une destination à risque,
  • les antibiotiques chez les femmes qui ont eu une infection urinaire récente (et sous réserve d’un test urinaire de confirmation),

La pilule contraceptive
Le pharmacien est suffisamment compétent pour gérer la prescription de la pilule contraceptive et identifier les contre-indications nécessitant un passage chez un médecin ou une sage-femme.
Selon l’American College of Obstetricians and Gynecologists, avec l’aide de leur pharmacien et d’un questionnaire, les femmes sont capables d’évaluer si l’utilisation de la pilule contraceptive est possible.
Les conditions de remboursement doivent rester inchangées malgré le passage en vente libre.

PROPOSITION N°5 – AJUSTER UNE ORDONNANCE
Le pharmacien doit avoir comme objectif de s’assurer que les médicaments sont efficaces et causent le moins d’effets indésirables possibles. Cette proposition doit permettre au pharmacien d’ajuster l’ordonnance du médecin si c’est dans l’intérêt du patient comme, par exemple, pour diminuer les effets indésirables d’un médicament, réduire les interactions entre deux médicaments ou faire en sorte que l’horaire de prise convienne aux habitudes de vie du patient.
Avant de le faire, il devra discuter avec le médecin afin de bien connaître les objectifs du traitement.

  • L’ajustement d’une ordonnance consiste à modifier :
    la forme du médicament, en passant par exemple d’un comprimé à une solution buvable pour un patient qui aurait de la difficulté à avaler,
  • la fréquence ou le moment de prise,
  • la quantité, par exemple en réduisant la quantité de comprimés antibiotiques pour s’ajuster à la durée recommandée
  • la dose, afin de diminuer les effets indésirables, ou d’atteindre un objectif ciblé par le médecin (exemple : tension artérielle, taux de sucre dans le sang…)

Le patient sera informé de l’ajustement et des raisons justifiant cet ajustement. Lorsqu’il modifiera la dose, le pharmacien devra obligatoirement en informer le médecin au préalable.
Cette proposition qui existe déjà à l’étranger est une nouvelle activité à rémunérer et à inciter pour améliorer la qualité de la dispensation.

PROPOSITION N°6 : RENOUVELLER/PROLONGER LES ORDONNANCES
Le but de cette proposition est de pouvoir prolonger l’ordonnance d’un médecin afin de prévenir une interruption de traitement. Le renouvèlement et la prolongation ne doivent ni remplacer ni retarder une visite médicale de suivi avec son médecin. Cette proposition doit permettre de s’assurer que le traitement prescrit par le médecin n’est pas interrompu avant la visite médicale.
Il s’agit également de répondre à la pénurie de médecins et la difficulté grandissante pour obtenir un RDV dans les délais fixés par l’ordonnance. Ce délai supplémentaire peut être précieux pour que le patient ne soit pas privé du traitement important pour lui.
Le pharmacien pourra renouveler l’ordonnance selon la durée inscrite au maximum 1 seule fois. Par exemple, si un médecin a prescrit un traitement de 3 mois, la période maximale de prolongation par le pharmacien sera de 3 mois.
Cette proposition existe déjà en France pour certains médicaments (inscrits sur liste 2) mais sans remboursement possible. Ce dispositif doit être étendu à tous les médicaments avec une poursuite de la prise en charge par l’Assurance Maladie.

PROPOSITION N°7 : DEMANDER ET INTERPRETER DES TESTS DE LABORATOIRE
Le pharmacien a besoin de pouvoir prescrire des analyses de laboratoire afin d’effectuer une meilleure surveillance du traitement et vérifier que celui-ci n’a pas d’effet délétère sur l’organisme. Seules les analyses permettant de faire le suivi des médicaments sont concernées par cette proposition comme par exemple le suivi des anticoagulants ou des médicaments pouvant provoquer des effets connus sur le foie, les reins, ou tout autre organe.
Cette proposition permettrait également de vérifier les conditions de prescription d’un médicament quand celui-ci nécessite au préalable un examen de laboratoire.
Cette proposition existe déjà à l’étranger.

PROPOSITION N°8 : AUTORISER LA VACCINATION PAR LE PHARMACIEN ET L’ENSEIGNEMENT DE L’ADMINISTRATION DES MEDICAMENTS
A l’image d’autres pays, les gestes les plus simples doivent désormais être accessibles en officine afin d’en améliorer l’accès aux patients.

La vaccination
La vaccination est le moyen le plus efficace de protéger les populations contre les maladies infectieuses. Mais en dépit de son intérêt, la couverture vaccinale est insuffisante en France. A l’étranger, les pays qui se sont ouvert à la vaccination par le pharmacien ont amélioré leur couverture vaccinale. Ils ont d’abord commencé par autoriser la vaccination sans ordonnance contre la grippe, puis se sont ouvert aux autres vaccins du calendrier vaccinal.
Pour assurer le suivi des patients, les pharmaciens français ont financé le Dossier Pharmaceutique – Vaccination (DP-Vaccination) qui permet d’obtenir l’historique de vaccination d’un patient sur 21 ans et de lui proposer les vaccins recommandés selon son statut vaccinal.
La vaccination doit être intégrée aux études des futurs pharmaciens. Les pharmaciens en activité souhaitant proposer ce nouveau service devront suivre une formation obligatoire.
Cette activité existe déjà dans de nombreux pays (Royaume Uni, Portugal, Irlande, Etats-Unis, etc.).
La rémunération de cette nouvelle activité doit être similaire à celle des autres professionnels déjà autorisés à vacciner.

Apprendre à un patient comment administrer son traitement
Le pharmacien doit être autorisé à apprendre au patient à administrer seul et correctement le traitement, comme par exemple l’injection d’une insuline à un patient diabétique.
Ce nouvel acte doit être intégré aux études des futurs pharmaciens. Une formation obligatoire sera nécessaire pour les pharmaciens en activité souhaitant proposer ce nouveau service.
Cette activité existe déjà à l’étranger. La rémunération de cette nouvelle activité doit être similaire à celle des autres professionnels.

PROPOSITION N°9: REFORMER LES ETUDES – MOINS DE CHIMIE PLUS DE SOINS PHARMACEUTIQUES
Les études pharmaceutiques doivent se recentrer sur la pharmacie clinique, tout en assurant de bonnes bases scientifiques et pharmaceutiques à tous les étudiants. Les études doivent être une formation qui prépare réellement à l’exercice professionnel, et pas un enseignement où les sciences fondamentales (chimie, physique) prédomine alors qu’elles sont loin de la pratique réelle.

PROPOSITION N°10 : VALIDATION PHARMACEUTIQUE OBLIGATOIRE ET SIGNÉE PAR CPS SANS DÉLÉGATION
Un pharmacien devra signer électroniquement chaque dispensation via sa carte de professionnel de santé (CPS). Cette proposition permettra de garantir le contrôle effectif du pharmacien et de s’assurer que chaque acte a bien été supervisé par un pharmacien. Cette proposition vise à améliorer la qualité de la dispensation lors de la validation de l’ordonnance, la vente d’un médicament sans ordonnance, la recherche des contre-indications, les conseils sur la prise, l’information et la conduite à tenir en cas d’effets indésirables afin d’en minimiser les risques.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Et pour que ces propositions ne restent pas lettre morte, je transmettrais ce document à tous les candidats aux élections présidentielles et à tous les parlementaires si ces propositions obtiennent 500 soutiens. A vous de voter.


Source :


Les twittos signataires des #10PropositionsPourLaPharma
@Collectif_pharm – Le Collectif Pharmaciens
@Hygiesuperbowl – pharmacien, blogueur La Coupe d’Hygie
@Viraust – pharmacienne en officine
@Ami89_pharma – pharmacien en officine
@PresqueRire – pharmacien en officine
@Rimaladouce – pharmacienne en officine
@Chokodoc – pharmacienne en officine
@Marjo_lab – pharmacienne en officine
@Tom_pharma – pharmacien en officine, immigré au Québec
@Carolinecherry – pharmacienne en industrie
@Tiftoufette – pharmacienne en officine
@QandilB – interne en pharmacie
@Labluesblanche – pharmacien en officine
@Pharmof – pharmacien en officine
@Edouriez – pharmacien en officine
@Lagelule1 – pharmacienne en officine
@BulleCamomille – pharmacienne en industrie
@Etre2cachets – pharmacien en industrie
@MagisterPotione – pharmacien en officine
@sbirsbir – pharmacien en officine
@dogme_athyl – pharmacien en officine
@victor_jfr – étudiant en pharmacie
@PierrikFaure – pharmacien en officine
@odilerades – pharmacienne en officine
@RedCocotte – pharmacienne en officine
@Sarahxaz – étudiante en pharmacie
@Victor_Peach – étudiant en pharmacie
@Audr_m – pharmacienne en officine
@Zaza_maitre – pharmacienne en officine
@Marmulaq – pharmacien en officine
@Corymbe – pharmacienne en officine
@Normandy_SR_1 – pharmacien en officine
@Fraezze – étudiante en pharmacie
@Etiqpharma – pharmacien en officine
@Cornutjp – pharmacien en officine
@Tatakits – pharmacienne en officine
@LPharmacienne – pharmacienne en officine
Claire – pharmacienne en industrie
Anne – pharmacien en officine
Morgane, préparatrice en pharmacie
Jean – pharmacien en officine
Morgane – pharmacienne en officine
Guillaume – pharmacien d’officine
Mentali – étudiante en pharmacie
Kusanagi – pharmacien d’officine
Maëlle, étudiante en pharmacie
Benjamin Kern – étudiant en pharmacie

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3 réflexions sur “10 Propositions pour la Pharma

  1. Anonyme dit :

    je suis infirmiere a domicile, c’est mon métier que d’apprendre à un patient à se piquer. je suis formée pour l’éducation thérapeutique. Je suis formée pour apprendre à un patient à réaliser son injection d’insuline, mais également revoir avec lui son régime alimentaire et je suis également là samedi dimanche compris pour alerter le médecin. lorsque je prélève un INR, je récupère » le résultat sur mon téléphone et le médecin qui m’a fait un grille pour l’évaluation m’autorise à modifier la dose d’anticoagulant. et de ce fait je repasse chez lui, pour ajuster son pilulier. que voulez-vous encore me prendre comme actes infirmiers?

    J'aime

  2. Lili dit :

    Pour les commentaires d’IDE, au-dessus :

    Peut-être que ce serait intéressant de songer un jour que le fait de travailler ensemble est plus bénéfique au patient que de juste voir « vous nous piquez notre boulot ».

    L’éducation thérapeutique et les ajustements de posologie font partie des compétences et du rôle de professionnel de santé spécialiste du médicament qu’est le pharmacien.
    Vous avez votre rôle à jouer, nous avons notre rôle à jouer et dans certains cas, nous devons (à mon avis) être dans une démarche de collaboration afin que le patient reçoive une information homogène et complète de la part des différents acteurs de santé qui l’entoure. L’éducation thérapeutique c’est aussi répéter, répéter, répéter.

    Peut-être que les professions de santé finiront par arrêter leur corporatisme à deux sous et à penser ensemble pour une prise en charge globale et harmonieuse des patients.

    Quand vous introduisez un combat de corporation, là où des professionnels veulent juste que leurs compétences soient utilisées dans leur totalité, le faites-vous dans l’intérêt du patient ou dans votre intérêt à vous ?
    Nous avons besoin des IDE, et nous en aurons toujours besoin. Nous avons besoin de travailler ensemble et d’améliorer nos pratiques ensemble. Ces petites guéguerres sont dignes de la cour de récréation, pas de la santé publique.

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